Soleil Noir

Soleil Noir

Lumières et faisceaux puissants n’y changent rien
L’obscurité persiste, saisissant les vies
Les vallées sont mortes, infertiles et noircies
Et les âmes suivent le vent,  prises dans son va-et-vient

En cortège, embaumées des mensonges ambiants
Enfumées, aveuglées par le funèbre brillant
Passions de prisonniers, poison de contes de fées
Morts-vivants aux rêves décapités

Au pays des songes aucun clairvoyant
Nulle lueur comme guide, les cœurs sont incroyants
Le patient se meurt, seul et renégat
Sans refuge aucun, rien d’autre que le trépas

Du haut des toits j’entrevois ton monde
Le soleil ne se lève que pour éclairer des tombes
Ces demeures emplies de haine et d’illusion
Duo de poids qui pèse sur leur dérision

Où sont les croyants ? Il n’y a personne.
Nulle foi, nulle joie qui résonne
Terre amère au parfum de cimetière
Verra son heure venir dans le froid de son hiver.

(extrait du recueil à venir « Le Syndrome de Stockholm »)

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